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الأحد، 10 أغسطس 2008

Mahmoud Darwich


Je suis celui à qui les lettres obscures disent : Écris et tu seras ! Lis et tu trouveras !
Mahmoud Darwich, Murale


Mahmoud Darwich, unanimement reconnu comme le plus grand poète arabe du 20ème siècle, écrit Murale en 1998, entre la vie et la mort. Murale n’est pourtant pas un testament, c’est un hymne à la vie adressé à la mort, compagne d’un moment, que le poète a su faire ployer pour la déguiser en muse. Mahmoud Darwich nous touche de très près, sans exception, par ce qu’il a dû trouver ses mots quand la mort le toisait. Sa poésie est celle des mots simples qui une fois dits restent autour de nous. Jamais la vie ne nous apparaît plus brillante ni plus nécessaire que dans cet entre-deux-mondes chaotique. Murale est un poème des plus fulgurants parce qu’il est essentiellement et purement humain. Il réanime l’âme. Il célèbre la vie. La langue de Darwich est habitée par l’Orient. On y trouve une puissante dimension intime et politique où l’espoir garde toujours une place dans la chute. Wissam Arbache révèle brillamment les codes du poème. Il parvient à en trouver les formes les plus justes sur scène. Le saxophone nous guide dans la musicalité de cette langue, dans sa sensualité, dont les acteurs s’emparent et dont ils imprègnent les mots en français et en arabe.

Mahmoud Darwich, poète
Figure primordiale de la littérature palestinienne, défenseur de son peuple et de la paix.

Mahmoud Darwich (محمود درويش), né le 13 mars 1941 à Al-Birwah, en Galilée, en Palestine sous mandat britannique), est une des figures de proue de la poésie palestinienne. Il est décédé le 9 août 2008 dans un hôpital du Texas (États-Unis)

الثلاثاء، 5 أغسطس 2008

La dépouille mortelle de l'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne




MOSCOU (AFP) - La dépouille mortelle de l'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne a été exposée au public mardi à l'Académie des Sciences pour un dernier hommage avant son inhumation mercredi dans le cimetière du monastère Donskoï à Moscou, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le cercueil dans lequel repose le Prix Nobel de littérature a été posé, ouvert, sur un catafalque, devant lequel anonymes et personnalités pourront défiler toute la journée.

L'épouse de l'écrivain, Natalia, et ses fils étaient présents au début de ces funérailles civiles, à 11H00 (07H00 GMT), qui précèderont les obsèques religieuses, prévues mercredi.

Environ 200 personnes, âgées pour la plupart, ont alors commencé à s'incliner l'une après l'autre devant le cercueil, qui repose devant un grand portrait en noir et blanc d'Alexandre Soljenistyne.

La dépouille de l'écrivain est en partie couverte de fleurs, d'autres reposant au pied du cercueil, entouré par des soldats de la garde d'honneur.

Le Premier ministre Vladimir Poutine est attendu dans la journée, selon la télévision publique.

Alexandre Soljenitsyne, décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 89 ans, défia le pouvoir soviétique en décrivant avec force l'horreur de l'univers concentrationnaire dans une œuvre monumentale, de "L'Archipel du goulag" au "Pavillon des cancéreux".

Prix Nobel de littérature en 1970, il fut privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il vécut alors 20 ans en exil en Allemagne, en Suisse puis aux États-Unis, avant de revenir en Russie, en 1994, après la chute de l'URSS.

"Je suis venu parce que dans les années 70, j'ai lu ce petit livre qui a tout changé pour moi", a expliqué Sergueï Aristarkhov, 64 ans, venu rendre hommage à l'écrivain, en montrant une édition de la nouvelle "Une journée d'Ivan Denissovitch". "Quand j'ai entendu les informations hier, cela a été un grand choc pour moi", dit-il en larmes.

"Il écrivait et n'avait pas peur", renchérit Alexandre Chelioudkov, 34 ans, employé dans la construction.

Les hommages ont afflué du monde entier après le décès de l'écrivain. La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a ainsi salué "une des voix les plus importantes du XXe siècle dans la lutte contre la tyrannie des régimes totalitaires".

Prix Nobel de littérature en 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux États-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS.

الأحد، 27 يوليو 2008

YOUSSEF CHAHINE

Youssef Chahine
Le cinéaste égyptien, Youssef Chahine, est mort, dimanche 27 juillet, à l'âge de 82 ans. Il était dans le coma depuis six semaines, après avoir été victime d'une hémorragie cérébrale.
Il s'est éteint dans la nuit, à l'hôpital militaire de Maadi, dans la banlieu du Caire, en Egypte.
Ses funérailles auront lieu lundi, au Caire. Youssef Chahine sera ensuite enterré à Alexandrie, dans le caveau familial. Le cinéaste est né dans cette ville.

"Personnalité mythique"

La télévision publique égyptienne avait annoncé le décès du plus célèbre des cinéastes égyptiens. Des extraits de ses films et des images d'archives du cinéaste ont été diffusés.
Le 16 juin dernier, Youssef Chahine avait été victime d'une hémorragie cérébrale, qui l'a plonge dans le coma. Il avait alors été hospitalisé en France, à Paris, pendant un mois.
Ceux qui l'ont côtoyé, qui ont tourné sous sa direction ou à ses côtés (sa vocation première était d'être acteur), saluent une "personnalité mythique du cinéma arabe", selon les propos de l'actrice Yossra à l'AFP.
"C'était l'un des cinéastes les plus importants du monde, et pas seulement du monde arabe", a affirmé dimanche à l'AFP l'un des acteurs égyptiens les plus connus, Nour el-Chérif, en rendant hommage au cinéma "différent" de Youssef Chahine.

"Fervent défenseur de la liberté d'expression"

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a aussi rendu hommage à l'homme, fervent défenseur de la liberté d'expression et plus largement des libertés individuelles et collectives". "Son talent lui permettait de développer différentes formes d'expression artistique et d'aborder tous genres de films: les films autobiographiques, les reconstitutions historiques ou encore la comédie musicale. Intellectuel d'une grande indépendance, Youssef Chahine était un fervent défenseur du mélange des cultures", a ajoute le chef de l'Etat.
L'attaque cérébrale qui avait touché le cinéaste avait été relayée par toute la presse égyptienne, gouvernementale comme d'opposition.

Récompensé pour son oeuvre

Malgré des relations avec le pouvoir "très mauvaises", selon le propre aveu du cinéaste, le président égyptien Hosni Moubarak avait fait annoncer que l'Etat égyptien prendrait à sa charge les frais d'hospitalisation de Youssef Chahine en France, à l'hôpital américain de Neuilly.
Le réalisateur, scénariste et producteur, né en 1926 à Alexandrie, a été récompensé en 1997 au Festival de Cannes. Le prix du cinquantième anniversaire du Festival lui avait été remis pour l'ensemble de son œuvre.
Parmi ses films les plus connus figurent "Le Destin" (1987), une dénonciation du fanatisme, ainsi que "La Terre" (1969) et "Alexandrie, Pourquoi" (1978), premier volet d'une trilogie autobiographique.

Critique avec le régime égyptien

Au début des années 1950, Youssef Chahine a découvert Omar Charif, autre grande figure du cinéma égyptien.
Eduqué en français et en anglais, Youssef Chahine part étudier le cinéma à 21 ans à Pasadena, en Californie. Il reviendra sur son destin dans un cinéma égyptien alors phare du monde arabe, ce qu'il n'est plus.
Alors que l'islamisme se répand, Youssef Chahine s'insurge contre ce phénomène, lui qui connut dans son enfance une Egypte tolérante et multi-ethnique, où les chrétiens, comme il l'est, et aussi les juifs vivaient en harmonie.
Critique du régime égyptien, son dernier long métrage "Le chaos", co-réalisé avec Khaled Youssef en 2007, ne remporta pas le succès qu'il escomptait en Egypte, ni à l'étranger.
Youssef Chahine était marié à une Française, Colette. Il n'avait pas d'enfant. (avec AFP)
Œuvres de Chahine
1950 Papa Amine
1951 Le fils du Nil
1957
Tu es mon amour
1957 Adieu mon amour
1958 Gare centrale
1965 Le vendeur de bague
1973 Le moineau
1976
Le retour de l'enfant prodigue
1978 Alexandrie, pourquoi? (film autobiographique; prix spécial du Festival de Berlin de 1979)
1982 La Mémoire (suite du précédent)
1984
Adieu Bonaparte
1986
Le sixième jour
1989 Alexandrie, encore et toujours
1991
Le Caire… raconté par Chahine, documentaire
1994 L'émigré (histoire de Joseph)
1997
Le Destin (grand prix du Festival de Cannes)
1999 L'Autre

http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Chahine

الاثنين، 30 يونيو 2008

About Emile Zola



Couverture d'une Série d'ouvrages intitulés "Enquête Médico-Psychologique" à propos de divers grands écrivains.

الأحد، 29 يونيو 2008

Émile Zola








Émile Zola est né le 2 avril 1840 à Paris. Il était le fils de Francesco Zola, un ingénieur italien qui avait obtenu la citoyenneté française, et d’Emilie Zola, femme d’une famille modeste. Quand Émile avait trois ans, sa famille a déménagé à Aix-en-Provence. Quatre années plus tard, quand Émile avait sept ans en 1847, son père est mort, laissant sa famille sans argent. Zola est allé au collège d’Aix de 1852 à 1857, où il est devenu l’ami de Paul Cézanne. Cette amitié a participé un peu à la formation de la philosophie d’Émile, qui serait le défenseur des « artistes des Batignolles » (aussi connus comme des impressionnistes). Après ses études au collège d’Aix, Émile a déménagé à Paris avec sa mère, qui avait déménagé à Paris à l’avance pour chercher de l’argent pour la famille.À Paris, Émile a rencontré Manet et d’autres peintres, surtout impressionnistes. Émile était quelqu’un qui protégeait les impressionnistes pendant toute sa vie. Zola était très pauvre au début de sa vie indépendante, et il a travaillé comme vendeur d’embarquement pour une maison d’édition. C’était là qu’Émile a eu l’occasion de publier ses premières œuvres : Contes à Ninon, en 1864 et La Confession de Claude, en 1865. Finalement, il a quitté Hachette, la compagnie qui l’employait, et il est devenu journaliste. Puis, il a continué à écrire des œuvres. Le 31 mai 1870, il a épousé Gabrielle-Alexandrine Meley, mais, en 1888, il a eu une liaison avec Jeanne-Sophie Adèle Rozerot. Zola a eu deux enfants d’elle : Denise qui est née le 20 septembre 1889, et Jacques qui est né le 25 septembre 1891.
Dans les années 1880, Zola est devenu de plus en plus engagé et sa philosophie a évolué à ce qu’on appelle le « naturalisme ». Ses histoires de cette époque sont situées au sein de la classe ouvrière et décrivent les luttes humaines. Quand l’empereur Napoléon III a déclaré la guerre contre la Prusse, Zola a publié beaucoup d’histoires contre le concept de la guerre. Il était fortement humaniste. Dix ans après le commencement de la guerre franco-prussienne, il a écrit « L’Attaque du moulin », une nouvelle qui se trouve au début du recueil, Les Soirées de Médan. Cette histoire dépeint la violence de la guerre, les actions brutales des êtres humains, et la destruction qui accompagne la guerre. Émile Zola avait beaucoup de sympathie pour le bourbier humain, quelque chose que Karl Marx était en train de décrire en même temps.
En décembre, 1894, Alfred Dreyfus est passé à la cour martiale. Il était un membre d’État-major du gouvernement.Sous la Troisième République (après la guerre franco-prussienne) est venue une époque où le gouvernement français était très préoccupé par l’espionnage parmi ses rangs en service des pays membres de la Triple Alliance – l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. Dans la poubelle d’un officier allemand (le gouvernement français avait des espions dans d'autres gouvernements), on a trouvé un bordereau avec des informations très importantes à la France. Il est clair que quelqu’un avait livré des secrets français aux Allemands. Le gouvernement, de plus en plus antisémite, avait accusé à tort Alfred Dreyfus parce qu’il avait l’accès à ces informations et parce qu’il était juif. Dreyfus était complètement innocent, mais à la fin il a été jugé en cour martiale et condamné à l’exil sur l’Ile du Diable. Cette île se trouve au large des côtes d’Amérique du Sud (Guyane française). Le gouvernement a fini par trouver le véritable traître qui avait divulgué des informations aux Allemands trois ans plus tard.

Dans son article « J’accuse, » publié en 1898, Zola a accusé le gouvernement d’avoir étouffé l’affaire Dreyfus. L’armée avait, en revanche, accusé Zola de diffamation. Zola a subi dans un procès et a été condamné à une année de prison et à une amende de 3.000 francs. Le 18 juillet 1898, Zola s’est expatrié en Angleterre. Il y est resté un an jusqu’à ce qu’il fût gracié. Finalement, Zola a été asphyxié par la fumée d’un feu dans le foyer de sa chambre en 1902. On l'a enterré le 5 octobre 1902.