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الأربعاء، 16 مارس 2011

Le souverain Akihito s'est adressé à la nation dans un message rarissime



L'empereur du Japon s'est solennellement adressé mercredi à son peuple, confronté à une aggravation de la crise nucléaire et à l'immense tâche de porter secours aux 500 000 sinistrés du séisme et du tsunami. "J'espère sincèrement que nous pourrons empêcher la situation d'empirer", a déclaré l'empereur Akihito, à l'occasion de cette intervention télévisée de quelques minutes. C'est la première fois qu'Akihito, sur le trône depuis 1989, intervient ainsi dans une situation de crise.

L'empereur s'est déclaré "profondément préoccupé par la situation dans la centrale de Fukushima", où s'est poursuivi, mercredi, l'enchaînement alarmant des accidents pour le cinquième jour depuis le séisme le plus fort de l'histoire de l'archipel. Après deux nouveaux incendies dans les réacteurs n° 3 et 4, la radioactivité mesurée à l'entrée du site a augmenté fortement avant de baisser ensuite, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. Il a précisé que la radioactivité à cet endroit avait atteint "un niveau de l'ordre du millisievert". "Le niveau de radioactivité près de l'entrée varie grandement d'heure en heure à des niveaux qui continuent à être nocifs pour la santé", selon lui.

Zone de sécurité

Le gouvernement a donc évacué pendant plusieurs heures les employés toujours sur le site. La majeure partie des 800 employés avait déjà été évacuée sur ordre des autorités. Les principales inquiétudes concernent la piscine de stockage du combustible usé dans le réacteur n° 4 à la suite d'un incendie survenu mardi, ainsi que l'intégrité de l'enceinte de confinement du réacteur n° 2, endommagé par deux explosions. Yukio Edano a également annoncé que l'enceinte de confinement du réacteur n° 3 avait peut-être été endommagée. Pour la première fois, un hélicoptère a été envoyé pour déverser de l'eau sur ce réacteur afin de tenter de le refroidir.

Le gouvernement n'a pas annoncé, mercredi, de nouvelles mesures de précaution pour la population. Mardi, le Premier ministre Naoto Kan avait élargi la zone de sécurité autour de la centrale, appelant les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées. Le calme régnait mercredi à Tokyo, où l'activité s'est fortement réduite depuis vendredi. Les vents étaient favorables en poussant vers l'océan Pacifique les rejets radioactifs de la centrale, et cette situation devrait se prolonger au moins jeudi, selon la météo. Les vents sont également scrutés avec une extrême attention par les voisins du Japon, en Chine, en Russie et jusqu'en Californie, au-delà du Pacifique.

Le bilan officiel du séisme et du tsunami s'établissait mercredi à 3 676 décès, mais il devrait continuer à fortement augmenter au fur et à mesure de la découverte des corps dans les champs de ruines n'ayant pas été encore fouillés.

الثلاثاء، 15 مارس 2011

Récit de la journée de mardi Les Japonais tentent d'éviter une catastrophe nucléaire majeure tandis que le bilan du séisme et du tsunami ne cesse de





Récit de la journée de mardi
Les Japonais tentent d'éviter une catastrophe nucléaire majeure tandis que le bilan du séisme et du tsunami ne cesse de s'alourdir.
Toutes les infos
Vue aérienne de la centrale nucléaire de Fukushima le 14 mars 2011L'ESSENTIEL —

• A la centrale Fukushima Daiichi, la situation reste très critique. Le réacteur 4, déjà touché par une explosion mardi, a subi une nouvelle explosion suivie d'un incendie mercredi matin. Tepco, qui exploite la centrale, envisage de verser de l'eau par hélicoptère dans une piscine du réacteur 4 pour refroidir du combustible nucléaire usé. Une explosion s'est également produite mardi dans le réacteur 2, l'enceinte de confinement pourrait être affectée. Le Premier ministre Naoto Kan a élargi la zone de sécurité autour de la centrale en appelant les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées.

• Le dernier bilan officiel est de 3.313 décès mais il devrait continuer à fortement augmenter. A Tokyo, le taux de radioactivité a légèrement dépassé la normale à la mi-journée, avant de redescendre dans l'après-midi.

• A Bruxelles, les pays de l'UE ont décidé d'effectuer de nouveaux tests de résistance de leurs centrales nucléaires aux tremblements de terre, tsunamis et attaques terroristes.

• Pour aller plus loin: nos diaporama photo, le fil info Twitter, le blog de notre journaliste scientifique Sylvestre Huet, la télé japonaise en direct (en anglais) et la carte du Japon.

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00h40. L’incendie qui s’était déclenché mercredi matin au réacteur 4 de la centrale nucléaire de Fukushima paraît s’être éteint, précise l’agence de sûreté nucléaire japonaise. Selon l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), «le feu et la fumée sont maintenant invisibles et l’incendie paraît s’être éteint de lui-même», rapporte un porte-parole de l’agence, Minoru Ogoda, cité par l’AFP.

00h18. L’incendie au réacteur 4 de la centrale de Fukushima 1 aurait été maîtrisé, selon Tokyo.

23h45. Un employé de la compagnie d’électricité confirme que de la fumée sort du bâtiment extérieur du réacteur 4, selon un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco). «Nous en avons immédiatement informé les autorités et les pompiers», a-t-il ajouté. «Nous essayons de l’éteindre». L’explosion, provoquée mardi par de l’hydrogène, avait entraîné un premier incendie qui a troué le toit du bâtiment extérieur de ce réacteur 4.

23h33. Le président américain Barack Obama demande que les Etats-Unis examinent comment «améliorer la sûreté et la performance» de leurs «centrales nucléaires».

22h55. L’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima annonce qu'un nouvel incendie s’est déclaré mercredi au réacteur 4, déjà touché la veille par une explosion qui a provoqué un premier incendie et endommagé le toit du bâtiment extérieur.

21h49 L’évolution de la situation de la piscine du stockage du réacteur 4 de la centrale de Fukushima, où une «partie des assemblages de combustibles stockés serait désormais découverte», est «préoccupante» selon l’Autorité de sûreté nucléaire française. L’ASN s’inquiète «d’une augmentation significative des rejets radioactifs détectés» en limite du site. «La radioprotection des travailleurs sur le site devient préoccupante», relève l’ASN, qui précise que le gouvernement japonais «a relevé le seuil de dose maximale» autorisée pour les salariés des sites concernés.

20h20 Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauch assure que «sortir du nucléaire est un impératif». Il estime que le tremblement de terre et l’accident nucléaire au Japon sont «un tournant dans l’histoire de notre humanité».

18h50 Réunion sur le nucléaire à Paris. L'Assemblée et le Sénat tiendront demain après-midi une réunion avec la filière nucléaire (ASN, Areva, IRSN, CEA, EDF...) et la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur «la crise nucléaire au Japon».

18h44 Le secrétaire américain à l’Energie y va d'un: «Je pense que globalement, il n'y a aucune inquiétude en termes d'effets sur la santé sur les côtes américaines.»

Par ailleurs, la Marine américaine annonce avoir renforcé «à titre préventif» les mesures de protection de ses troupes présentes au Japon.

18h30 Marchés financiers. La panique qui a touché la Bourse de Tokyo ne cesse de s'aggraver. Les places européennes et Wall Street plongent à leur tour.


Les compagnies aériennes sur le qui-vive
De nombreuses compagnies aériennes prennent des mesures de précaution face aux risques qui pèsent sur le Japon

Certaines réorientent, réduisent ou suppriment leurs vols vers cette destination, voire effectuent un repli vers un autre pays pour les équipages en escale. D'autres opèrent un contrôle de la radioactivité sur les appareils à leur retour.

Si Lufthansa et Air China ne desservent plus Tokyo, Air France maintient les vols et augmente ses capacités.
Air France a renforcé les capacités de ses deux vols quotidiens Paris-Tokyo. La compagnie aérienne française a porté à 944 sièges (contre 871 habituellement) la capacité totale de ses deux vols quotidiens via Séoul, qui seront assurés par deux Boeing 777. Cette mesure est en vigueur jusqu'à dimanche. Air France avait annoncé lundi des "tarifs spéciaux" en aller simple Tokyo-Paris. Des billets étaient disponibles mardi matin sur son site internet à 77.500 yens, soit 678 euros, pour un vol dès mercredi. Les voyagistes français ont décidé mardi de suspendre jusqu'au 31 mars inclus les départs vers le Japon "compte tenu des dernières évolutions de la situation".

La compagnie allemande Lufthansa a suspendu la desserte de Tokyo et détourne ses vols vers Osaka et Nagoya au moins jusqu'à la fin de la semaine.

D'autres compagnies asiatiques ont choisi d'interrompre la desserte de la capitale japonaise au profit d'autres aéroports de l'archipel comme Air China qui a suspendu ses vols vers Tokyo à partir de Pékin et Taiwan. La totalité des vols vers Sendai, dont l'aéroport a été dévasté par le tsunami, a été suspendue.
La compagnie taïwanaise EVA Airways a annulé ses vols vers Tokyo et aussi Sapporo jusqu'à la fin du mois. Les vols vers Sendai ont été annulés jusqu'à fin juin. Ces annulations sont dues au grand nombre de passagers qui renoncent à leur vol, a indiqué un porte-parole de la compagnie.
British Airways, Virgin Atlantic et Finnair ont, elles, maintenu leurs vols vers les deux aéroports de la capitale japonaise, Narita et Haneda. Swiss International Air Lines a mis en place une escale provisoire à Hong Kong, afin de raccourcir les périodes de rotation à Tokyo. La compagnie britannique Virgin Atlantic permet à ses clients de changer leur réservation sans frais.
D'autres compagnies maintiennent les vols
En revanche, Alitalia a fait savoir qu'elle maintenait pour l'instant ses vols à destination de Tokyo et d'Osaka. La compagnie italienne effectue 14 vols par semaines vers Tokyo depuis Rome et Milan, et quatre par semaine vers Osaka. Ses clients ont la possibilité de modifier leur départ d'ici le 31 mars, sans frais supplémentaires.

Cathay Pacific a annoncé suivre l'évolution de la situation, et souligné que rien pour l'instant n'indiquait que ses opérations au Japon seraient affectées. SAS a également annoncé que ses dessertes n'étaient pas modifiées, mais aucun départ pour Tokyo n'était prévu mardi de l'aéroport de Copenhague. Chez SAS, les détenteurs de billets peuvent modifier ou se faire rembourser tout billet réservé pour les 30 prochains jours.

Pas d'annulation à signaler en Malaisie mais des contrôles de radioactivité sur les passagers de vols directs avec Tokyo, selon un porte-parole de l'exploitant des aéroports malaisiens. A Hong Kong, les passagers arrivant du Japon s'inquiétant pour leur santé ont la possibilité de passer un test dans un hôpital public, ont indiqué les autorités.

Ces différentes annonces surviennent alors que l'inquiétude s'accroît autour du risque nucléaire au Japon après le séisme et le tsunami qui ont frappé le nord-est du pays vendredi.
Sources: info.france2.f

الاثنين، 14 مارس 2011

Japon Séisme Japon. Un nouveau Tchernobyl «très improbable» [En Direct]



lundi 14 mars 2011
18h25. Un nouveau Tchernobyl «très improbable».

Il est «très improbable» que la crise actuelle dans la centrale nucléaire de Fukishima 1 dégénère en une situation comparable à celle de l'accident de Tchernobyl, a déclaré lundi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano.

18h06. Le Japon demande l'aide des Etats-Unis.

Le Japon a demandé aux Etats-Unis une aide sur les questions liées au refroidissement de réacteurs nucléaires, suite aux incidents survenus après le séisme et le tsunami, a indiqué lundi l'autorité de régulation nucléaire américaine.

16h55. Le Japon demande l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique

Le Japon a officiellement demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) l'envoi d'une équipe d'experts après les explosions dans une centrale nucléaire, a déclaré lundi le directeur général de l'agence onusienne Yukiya Amano

16h40. Incident classé niveau 5 voire 6 sur une échelle de 7.

L'accident survenu dans la centrale nucléaire de Fukushima au Japon pourrait être classé au niveau 5 voire 6 sur l'échelle internationale, a déclaré lundi le président de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste. L'accident nucléaire de Fukushima a atteint un niveau de gravité «au-delà de Three Mile Island (niveau 5) sans atteindre Tchernobyl» (niveau 7 sur 7), a affirmé lundi le président de l'Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste.

16h32. Risques pour la santé pour l'instant minimes.

Les risques pour la santé publique causés par les fuites radioactives survenues dans des centrales nucléaires au Japon sont, pour l'instant, minimes, a estimé lundi l'Organisation mondiale pour la santé (OMS).

16h16. Fukushima: le niveau d'eau dans le réacteur 2 a de nouveau baissé

Le niveau d'eau dans le réacteur 2 de la centrale de Fukushima a de nouveau fortement baissé, ce qui empêche le refroidissement des barres de combustible, ont rapporté les médias, citant l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco).

15h30. Dégâts estimés à près de 130 milliards d'euros

Les dégâts sont estimés entre 170 et 180 milliards de dollars (122 à 129 milliards d'euros), selon une première estimation de Credit Suisse .

Ce montant correspondrait à «moins de 40%» des dommages provoqués par le séisme de Kobe en 1995, explique Hiromichi Shirakawa, chef économiste de Credit Suisse Japon, dans une étude diffusée lundi.

La région touchée vendredi comptait moins d'immeubles de bureaux, d'usines et d'autoroutes que Kobe il y a quinze ans, note-t-il. En outre, il n'y a aucune indication que de grosses usines ou manufactures aient dû fermer.

15h19. L'équipe de France de judo rapatriée du Japon

L'équipe de France de judo, qui était en stage au Japon, a été rapatriée en raison de l'important séisme suivi d'un tsunami qui a frappé ce pays.

Le championnat du monde de patinage artistique, qui devait avoir lieu au Japon, a également été annulé et les patineurs français déjà présents ont aussi été rapatriés.

14h46. L'ambassade de France au Japon cherche encore à entrer en contact avec cinq Français dans ce pays ravagé par un terrible séisme, a indiqué lundi après-midi le ministère des Affaires étrangères, soulignant qu'à ce stade aucun Français n'est signalé parmi les victimes.

14h21. Le Japon fait face à un « accident nucléaire très grave » après la série de pannes dans la centrale de Fukushima et le « risque de grande catastrophe ne peut être écarté », a affirmé ce lundi à Bruxelles la ministre française de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet.

14h11. La compagnie Tepco, qui exploite la centrale atomique de Fukushima-Daiichi, a commencé à injecter de l'eau de mer dans le réacteur 2 pour tenter de le refroidir.

13h50. Pas de risque d'explosion selon le gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement japonais juge improbable une grosse explosion au niveau du réacteur 2 de la centrale nucléaire Fukushima 1. Le réacteur 2 ne sera pas victime d'une grosse explosion due à l'accumulation d'hydrogène (comme celles qui se sont produites dans les bâtiments supérieurs des réacteurs 1 et 3), car le bâtiment du réacteur 2 est percé.

13h06. L'ambassade de France au Japon cherche encore à entrer en contact avec 17 Français, a indiqué le ministère des Affaires étrangères. Toutefois à ce stade aucun Français n'est signalé parmi les victimes, indique le ministère des affaires étangères.

11h59. Une fusion du cœur du réacteur 2 de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi n'est pas à exclure, rapporte l’agence de presse japonaise Jiji, qui cite le propriétaire de la centrale, Tepco.

11h58. La Suisse suspend ses projets de renouvellement de centrales nucléaires.

11h57. Pas de menace nucléaire « globale » au Japon, selon Vladimir Poutine.

11h55. Les barres de combustible nucléaire du réacteur 2 de la centale de Fukushima-Daiichi sont entièrement à l’air libre, en raison d’un arrêt du circuit de refroidissement à l’eau.

10h52. Le circuit de refroidissement du réacteur 2 de la centrale atomique de Fukushima-Daiichi a cessé de fonctionner lundi. Selon l'agence de presse Jiji, le niveau de l'eau a baissé au point que des cartouches de combustible nucléaire pouvaient être désormais exposés pour partie à l'air libre.

9h49. Les constructeurs automobiles Toyota et Honda ont annoncé la suspension de leur production au Japon pendant au mois quelques jours à la suite du séisme et du tsunami qui ont durement frappé le nord-est du pays vendredi.

9h46. Les autorités japonaises sont parvenues à refroidir ce lundi deux réacteurs nucléaires d'une centrale de la côte nord-est du pays, Fukushima-Daini, située non loin de celle de Fukushima-Daiichi dont trois réacteurs posent toujours de gros problèmes, rapporte l'agence de presse Jiji.

9h35. L'Agence de sûreté nucléaire exclut un accident de type Tchernobyl.

9h18. La Fédération internationale de patinage (ISU) a annoncé lundi dans un communiqué l'annulation des Championnats du monde de patinage artistique prévus à Tokyo du 21 au 27 mars en raison des conséquences du séisme au Japon.

9h07. 2 000 corps ont été découverts par les secours dans le nord-est.

9h06. Eric Besson a fait volte-face. Il estime désormais la « situation préoccupante » au Japon. Et juge que l’hypothèse d’une catastrophe ne peut être écartée.

8h43. Paris est toujours sans nouvelles d’une vingtaine de ses ressortissants qui étaient dans la région nord-est du Japon au moment du séisme, a annoncé lundi l’ambassade de France au Japon.

7h38. Le système de refroidissement du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fukushima 1 est « en panne », a annoncé lundi l’opérateur Tepco, cité par l’agence de presse Jiji.

7h06. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé lundi sa première séance depuis le séisme dévastateur au Japon vendredi sur un plongeon de 6,18 %, les investisseurs redoutant les conséquences de cette catastrophe qui aura des répercussions internationales.

5h18. L’alerte au tsunami sur les côtes nord-est du Japon a été levée lundi, vers 13h locale (06h), par les autorités des préfectures bordant la façade Pacifique.

4h14. L’explosion au réacteur 3 de Fukushima a fait sept disparus et trois blessés.

3h41. Le réacteur 3 de Fukushima a résisté à l’explosion, selon son opérateur.

3h20. Explosion au réacteur 3 de Fukushima montrée à la télévision NHK.

Le Japon s’est déplacé de 2,4 m



14 mars 2011
Axe de la Terre déplacée, jour plus court : le séisme a eu des répercussions géographiques.
Le violent tremblement de terre qui a secoué le Japon vendredi a eu des conséquences à l’échelle de la planète. Ainsi, selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l’île principale de l’archipel nippon, Honchu, aurait été déplacée d’un coup de 2,4 mètres. Un chiffre colossal, quand l’on sait que la plaque du Pacifique, qui effectue une poussée contre l'extrémité ouest de la plaque nord-américaine, se déplace d’ordinaire chaque année de… 83 millimètres. Soit l’équivalent de près de 30 années de mouvement en 2 minutes.

"Un gros tremblement de terre comme celui-ci ne fait en fait que rattraper le retard accumulé au cours du temps. Les forces en jeu étaient devenues trop grandes", a expliqué Jean-Paul Montagnier, sismologue à l’Institut du Globe, à Paris, sur l’antenne d’Europe 1. "Le fait que la plaque se soit mise à bouger brutalement a déplacé les masses au-dessus et en-dessous et donc provoqué un déplacement du Japon. C’est tout à fait normal, il n’y a rien d’extraordinaire", a assuré l’expert.

Les jours plus courts

Par ailleurs, le même séisme aurait déplacé de près de 10 cm l'axe de rotation de la Terre, selon l'institut italien de géophysique et de vulcanologie. C’est plus que lors du séisme de Sumatra en 2004 (9,1 sur l’échelle de Richter), qui avait causé un tsunami meurtrier en Asie du Sud-est (228.000 mots) et avait déplacé l’axe de la planète de 7 centimètres. C’est plus aussi que lors du tremblement de terre du 27 février au Chili, d’une magnitude de 8,8 et qui avait désaxé la Terre de 8 centimètres.

La modification de l'axe terrestre a des répercussions sur la durée du jour solaire mais il s'agit de changements minimes et imperceptibles. Ainsi, selon la Nasa, le séisme chilien avait raccourci les jours d’1,26 microseconde. Le changement devrait être du même ordre pour le séisme japonais.

Japon : le coeur d'un réacteur serait entré en fusion



Une nouvelle explosion a eu lieu dans la centrale de Fukushima 1. Elle a touché le bâtiment du réacteur n°2. Mais comme dans le cas des réacteurs 1 et 3, l'enceinte de confinement serait intacte.

- L'autorité de sûreté nucléaire japonaise exclut un accident de type Tchernobyl. Des fuites très importantes ont néanmoins été relevées.

- 200.000 personnes ont été évacuées autour des réacteurs en questions. 190 ont été irradiées.

- La France invite ses ressortissants situés Tokyo à s'éloigner de la région.

15h07: voici un document rappelant la classification des "incidents" et "accidents" nucléaires. Selon les autorités japonaises, la situation à Fukushima serait classée niveau 4, c'est à dire un "acident ayant des conséquences locales".

14h56 : Le directeur de l'agence pour la sûreté nucléaire et industrielle du Japon fait état d'une situation difficile mais "stable" sur la BBC.

14h40 : selon NHK, la télévision publique japonaise, une fusion du coeur du réacteur n°2 a bien eu lieu à Fukushima 1. La température de celui-ci ne baisserait pas.

14h35 : selon le réseau Sortir du nucléaire, "un citoyen japonais autour de la centrale reçoit la dose annuelle tolérée en France en l'espace de 10 heures", "la radioactivité atteignait ce matin un niveau 400 fois supérieur à la normale à la préfecture de Miyagi, distante de 80 km de la centrale de Fukushima 1" ajoute le communiqué.

14h08 : Les ingénieurs de Tepco auraient réussi à faire remonter le niveau de l'eau à 2 mètres au dessus des barres de combustible du réacteur n°2 (Kyodo).

14h07 : Lelon le Crédit Suisse, le coût du séisme et du tsunami pourrait atteindre 171 milliards de dollars et replonger le pays dans la récession. A lire ici.

13h58 : Nathalie Kosciusko Morizet, en déplacement à Bruxelles, s'est exprimée sur la crise nucléaire au Japon. "Ce qui se passe au Japon est manifestement un accident nucléaire très grave (...) et le risque de grande catastrophe ne peut être écarté", a-t-elle déclaré au cours d'un point de presse. "Mais nous n'avons pas toutes les informations. Nous ne savons pas l'état du confinement du réacteur", a-t-elle précisé. "Il faut éviter que la structure de confinement du réacteur soit endommagée", a-t-elle ajouté. "Si le confinement du coeur du réacteur ne tient pas, alors on part dans un scénario catastrophe."
13h43 : le porte-parole du gouvernement japonais tient actuellement une conférence de presse. S'il reconnait la gravité de la situation, il se veut rassurant. Une explosion de type Tchernobyl est "improbable", les niveaux de radiations autour de la centrale sont "tolérables" et les travaux de refroidissement sont "en cours avec un bon espoir de réussite". Il admet cependant qu'une fusion du coeur des réacteurs est "probable".

13h26 : une excellente infographie (en anglais) du New York Times sur l'arrêt d'un réacteur nucléaire.

13h23 : selon Kyodo, deux réacteurs pourrait probablement avoir partiellement fondu à Fukushima 1.

13h21 : Le gouvernement juge improbable une grosse explosion dans le réacteur n°2 (Kyodo)

13h17 : le ballon dirigeable qui survole actuellement Paris mesure la radioactivité en Ile France. Mais cette opération était prévue de longue date, comme le confirme le Secrétatariat Général à la Défense Nationale, cité par l'AFP.

13h13 : de la vapeur - probablement radioactive - relachée depuis le réacteur n°2

12h28 : Kyodo affirme que les barres de combustibles sont à nouveau sous 30 cm d'eau. Un niveau qui reste malgré tout très insuffisant, selon un expert du Guardian.

12h23 : des coupures de courant ont lieu dans plusieurs préfectures, y compris à Tokyo. Elle étaient prévues et annoncées par Tepco, qui doit réduire la consommation d'électricité depuis la fermeture de plusieurs de ses centrales.

12h17 : l'agence Kyodo confirme que les barres de combustibles sont à l'air. Le risque de fusion est aggravé.

12h06 : selon Jiji, une agence de presse japonaise, la fusion ne peut plus être exclue, dans le réacteur n°2.

12h05 : la Suisse suspend ses projets de renouvellement de centrales nucléaires (officiel)

12h03 : les barres de combustibles nucléaires du réacteur n°2 sont totalement à l'air libre puisqu'il n'y a plus d'eau, en raison de la panne du systmè de refroidissement.

11h45 : L'agence Jiji affirme que les ingénieurs ne parviennent pas à refroidir le réacteur n°2 de Fukushima.
11h14 :L'agence de notation Moody's prévoit "de lourdes pertes" pour les assureurs et les réassureurs. les allemands Munich Re et Hannover Re, le français Scor, le suisse Swiss Re, l'américain Berkshire Hathaway, ainsi que les bermudiens PartnerRe et Everest Re devraient enregistrer les pertes brutes les plus élevées. Scor perdait 5% ce matin à la bourse de Paris.11h14 :L'agence de notation Moody's prévoit "de lourdes pertes" pour les assureurs et les réassureurs. les allemands Munich Re et Hannover Re, le français Scor, le suisse Swiss Re, l'américain Berkshire Hathaway, ainsi que les bermudiens PartnerRe et Everest Re devraient enregistrer les pertes brutes les plus élevées. Scor perdait 5% ce matin à la bourse de Paris.

10h30 : L'armée américaine affirme que les personnels de son porte-avions, le Ronald Reagan, envoyé sur les côtes touchées, a reçu des doses équivalentes à un mois de radiations naturelles.

10h10 : Il n'y a absolument aucune possibilité d'un Tchernobyl", a déclaré Koichiro Genba aux membres du parti au pouvoir, en rapportant l'avis de l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle.

9h45 : L'autorité de sûreté nucléaire japonaise a confirmé à l'AIEA (Agence internationale à l'Energie Atomique) l'explosion autour du réacteur n°2 (voir vidéo de la centrale de Fukushima. Néanmoins, l'AIEA affirme que "le bâtiment du réacteur a explosé mais l'enceinte de sécurité n'a pas été endommagée. La salle des contrôles du réacteur 3 reste opérationnelle."

9h30 : "La situation est préoccupante" confirme Eric Besson, ministre, chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique. "On est dans un accident nucléaire grave puisqu'il y a eu des fuites radioactives, mais on n'est pas dans une catastrophe" a-t-il ajouté sur France Inter.

9h20Après l'explosion du réacteur n°2, Tepco, l'opérateur de la centrale, tente d'ijecter de l'eau de mer à l'intérieur. Il reconnait ne pas savoir si l'eau a atteint sa cible.

9h à l'ouverture de la Bourse de Paris, le titre Areva cédait près de 10%. Celui d'EDF près de 5%. Tepco perdait 23,4% à la bourse de Tokyo.

7h - 9h : l'ensemble des matinales des radios sont consacrées à la crise au Japon. Le débat sur le nucléaire en France est vivement relancé.
8h24 : Tepco confirme que le système de refroidissement du réacteur n°2 est lui aussi en panne. Ceux des réacteurs 1 et 3 le sont depuis vendredi, jour du séisme et du tsunami. La centrale de Fukushima 1 comporte 6 réacteurs au total.

7h21 : Le niveau d'eau diminue dans le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima. Difficultés grandissantes pour refroidir le coeur.

6h20 : début des délestages. L'électricité est alternativement coupée quartiers par quartiers au Nord du Japon et dans la région de Tokyo. Tepco veut réguler la demande alors que l'offre d'électricité est handicapée par les arrêts de 5 centrales nucléaires.

4h00 : explosion près du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima.

Dimanche soir : l'IRSN, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, confirme des "fuites très importantes".

La terre tremble encore au Japon


Moins de trois jours après le séisme, suivi d'un tsunami, qui a ravagé les côtes nord-est du Japon, une réplique de magnitude 5,8 a secoué la région de Tokyo. Une vague a été signalée en mer, une alerte au tsunami a été lancée ; mais il n'y a pas eu de nouveau raz-de-marée.Depuis le séisme de la fin de la semaine dernière, les sismologues japonais redoutent la survenue d'une forte réplique, qui pourrait aller jusqu'à 7 sur l'échelle de Richter, et serait potentiellement catastrophique pour les éventuels survivants bloqués dans des décombres et pour les équipes de secours. Les experts estiment qu'il y a 70% de risques qu'une réplique d'une telle magnitude se produise dans les trois prochains jours dans la même région. Tôt lundi matin, ce qu'ils redoutaient s'est produit : la terre a tremblé de nouveau.
Mais cette secousse a été moins violente : elle a atteint une magnitude de 5,8, selon l'Institut de géophysique américain. Elle s'est produite à 10 heures locales ; l'épicentre de ce nouveau séisme, fortement ressenti à Tokyo, était situé en mer à 150 km au nord-est de la capitale au large de la préfecture d'Ibaraki.

Ordre d'évacuation pour le port de Hachinoe

Sitôt après la secousse, tous les yeux se sont braqués au large. Et en fin de matinée, bien après cette réplique, un hélicoptère des pompiers a signalé une vague, dont la hauteur était évaluée à trois mètres, au large de la préfecture de Fukushima, où se trouvent plusieurs centrales nucléaires. Pour l'Agence météorologique japonaise, chargée de suivre les séismes et les tsunamis, cette vague était repérée bien trop tard pour avoir pu être causée par le tremblement de terre de 10 heures du matin, et aucune autre réplique n'avait été enregistrée depuis lors ; mais après le traumatisme de la semaine passée, une alerte au tsunami n'en a pas moins été lancée. Avec d'autant plus de rapidité que cette même Agence avait reconnu dans le même temps que ses installations avaient pu être endommagées par le précédent séisme, et ne plus être fiables ; et que les médias japonais avaient fait état d'une baisse du niveau de la mer près de la côte, possible signe annonciateur d'un tsunami.

Les autorités des préfectures bordant la façade Pacifique ont invité les riverains à se mettre à l'abri. Celles du port de Hachinoe, dans la préfecture d'Aomori, ont même envoyé un ordre d'évacuation concernant les 13.000 habitants de la ville. Mais le raz-de-marée redouté n'est pas venu. "Il n'y a plus de crainte d'un tsunami pour le moment, mais nous continuons à demander aux résidents de rester vigilants", a simplement commenté un responsable de la préfecture de Fukushima. Le risque d'une réplique de magnitude 7, voire au-delà, n'est toujours pas écarté pour les prochaines heures.

الأحد، 13 مارس 2011

Jeune fille-ISHINOMAKI