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الأحد، 14 سبتمبر 2008

Histoire- Paris 11è- les prisons de la Grande et de la Petite Roquette


La naissance des Prisons [modifier]

En 1826, sous Charles X, décision est prise de faire bâtir une prison destinée aux jeunes détenus. L’emplacement est trouvé non loin du cimetière du Père-Lachaise, au 143, rue de la Roquette, sur une partie des terrains de l'ancien couvent des Hospitalières de la Roquette, fermé à la Révolution française. L'architecte Lebas, également créateur de l’église Notre-Dame-de-Lorette, s'inspira des plans d'un château fort. De forme hexagonale, la prison est inaugurée le 11 septembre 1830 et les Parisiens la baptisent vite « La Roquette ».

La même année, Louis-Philippe Ier s’alarme de l’accroissement du nombre de prisonniers à Paris, et décide à son tour de faire construire une prison à Paris (qui n’en compte déjà pas moins d’une douzaine). L'architecte Gau est désigné pour établir les plans de la nouvelle prison, et soumet son projet. Il est simple : un mur d'enceinte cernant un bâtiment carré, lui-même percé d'une cour centrale. Il marque là son désir de se différencier de la prison pour jeunes délinquants. Le contraste sera d’autant plus flagrant que la nouvelle maison d’arrêt sera construite sur un terrain faisant face à la précédente prison !

Alors que la construction de la deuxième prison était en cours depuis 1830, de vives protestations s’élèvent quant à l’enfermement des condamnés à mort en ces lieux. En effet, depuis 1832, la guillotine a été transférée de la place de Grève à la barrière d’Arcueil (ou barrière St-Jacques, sur l’emplacement actuel de la station de métro St-Jacques), au sud de Paris, et la distance entre la Roquette et la barrière Saint-Jacques est d’environ 5 kilomètres. Peut-on décemment infliger un tel trajet aux condamnés lors de leur dernier matin ?

La deuxième prison est inaugurée le 24 décembre 1836. Elle occupe l'emplacement des 164-168, rue de la Roquette. Le même jour, pas moins de quarante "paniers à salade" y transportent 187 prisonniers, transférés depuis la prison de Bicêtre.

Le nom exact du nouveau pénitencier est "Dépôt de condamnés". C'est en effet là qu'attendront les futurs bagnards avant leur départ pour l'Ile de Ré, puis pour Cayenne ou Nouméa... Mais aussi, et surtout, c'est là que séjourneront les condamnés à mort. Et pour marquer la différence entre les deux prisons jumelles, les Parisiens leur attribuent des surnoms par rapport à la gravité des actes commis par leurs occupants respectifs : les vauriens sont logés à « La Petite Roquette », les assassins à « La Grande Roquette ».
La Grande Roquette devient le nouveau centre de la guillotine jusqu'à sa fermeture
Ce n’est que le 29 novembre 1851 qu’un nouveau décret modifie l’emplacement des exécutions parisiennes. On guillotinera désormais à l'entrée de la Grande Roquette, dans la rue. Quelques jours plus tard, des maçons cassent le pavage de la rue et installent cinq dalles rigoureusement plates dans le sol. Ces dalles sont destinées à accueillir les pieds de l'échafaud, d'où le nom d’« abbaye de cinq-pierres », trouvé par un facétieux pour désigner ce lieu. Trois semaines après le décret, le 16 décembre 1851, les portes de la prison s'ouvrent devant un assassin, Humblot, lequel n’a que vingt pas à faire pour se retrouver sur la bascule de la guillotine. Son bourreau se nomme Heidenreich. Le 17 juin 1872, Roch, successeur d'Heidenreich, exécute devant la prison, Moreux, assassin d'une prostituée, mais sans avoir recours à l'échaufaud, provocant ainsi la colère de la foule qui ne voit guère que le sommet de « la Veuve ».

Soixante-neuf condamnés à mort (dont une femme, Marie-Madeleine Pichon) seront finalement exécutés rue de la Roquette. Le dernier, Peugnez, fut décapité à l’aube du 2 février 1899, peu avant la fermeture de la Grande Roquette. L’histoire retiendra également que c’est dans ces prisons qu’on fusilla sommairement des révoltés pendant la Commune en 1870.
Au cours des années 1890, les intellectuels dénoncent les conditions inadmissibles dans lesquelles vivent les occupants du dépôt des condamnés. La pression se fait de plus en plus dure. Alors, le président Félix Faure prend une décision : dès 1899, la prison sera désaffectée et les condamnés transférés à la prison de la Santé. L’année suivante, les bâtiments sont démolis et à leur place, on construit des immeubles d’habitation.

À la même période, l'ancien directeur tenta de vendre les dalles de la guillotine au musée Carnavalet, après les avoir fait desceller. Le Musée refusa et le directeur n'eut d'autre ressource que de faire replacer (plus mal que bien) les dalles. Ce qui fait que, d'une croix classique, la position de ces dalles forme désormais une croix de Saint-André. Celles-ci sont toujours visibles de nos jours, au carrefour des rues de la Croix-Faubin et de la Roquette.

La Petite Roquette reste une prison
La Petite Roquette, restée en activité, connaîtra également sa part de changements. A la fin des années 1920, la prison pour femmes de Saint-Lazare venant de fermer, on transfère les jeunes détenues vers d’autres « foyers », et on enferme désormais les femmes à la Petite Roquette. Cette politique d’incarcération ne changera pas jusqu’à la fermeture, effective en 1974, la Petite Roquette sera une prison de femmes.

Pour conclure, il faut également noter une modification grave, provoquée par la loi de 1939, interdisant les exécutions capitales en public. Cette loi instituait une liste de prisons susceptibles d’accueillir la guillotine : la Petite Roquette était donc désignée pour l’exécution des femmes à Paris. La loi fut appliquée à deux reprises, le 6 février 1942, pour la mère infanticide Georgette Monneron, et le 30 juillet 1943, pour l’avorteuse clandestine Marie-Louise Giraud. La rumeur voudrait que Mme Giraud eut été la dernière femme guillotinée en France, mais il n'en est rien, car, après elle, deux femmes ayant assassiné leur mari furent exécutées, la première en 1947 à Melun, la seconde en 1949 à Angers[1].

Histoire de la rue de la Roquette, à Paris, 11è arrondissment



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Très ancienne rue des faubourgs de l'est de Paris, permettait de rejoindre le couvent de la Roquette depuis la Porte Saint-Antoine. Aujourd'hui dans le XIe arrondissement, elle relie la place de la Bastille au cimetière du Père-Lachaise.
Métro Ce site est desservi par les stations de métro : Bastille et Voltaire.
Le nom de la roquette (ou rochette) viendrait d'une petite plante à fleurs jaune pâle ou blanchâtres veinées de violet et qui poussait "dans les décombres", dérivé du latin eruca, qui signifie chou.

Autre explication: Le nom de la roquette viendrait du mot roc (rocher).
La Roquette - Histoire:
Au milieu des marécages - Au XVe siècle, les faubourgs de l'est de Paris ne rassemblent que quelques masures et, surtout, marais et marécages inondés par les ruisseaux descendant des collines de Ménilmontant ou de Champ-l'Evêque. Au sud, le quartier entourant l'Abbaye Saint-Antoine-des-Champs se développe depuis l'an 1200. A quelques centaines de mètres au nord, Popincourt commence à prendre de l'ampleur. Tout près, on retrouve un hameau nommé La Croix-Faubin.

C'est sous le règne d'Henri II que furent construites au milieu des roquettes les premières demeures. Y vécurent ensuite de nombreuses personnalités qui appréciaient la proximité de la capitale, leurs propriétés étant généralement fort éloignées :

* Germain Teste, receveur de la ville de Paris, fit construire vers 1545 l'une des premières maisons de plaisance ;
* Nicolas Séguier, échevin de Paris, secrétaire du roi ;
* Florimont Robertet, baron de Bury, secrétaire d'État et trésorier de France sous Charles VIII, Louis XII et François Ier ;
* les Rocquet de la Tribouille, dont la concordance homophonique avec le lieu serait pure coïncidence ;
* Philippe Hurault, comte de Cheverny, garde des Sceaux d'Henri III

Ce dernier vendit sa demeure à la Duchesse de Mercœur en 1599, qui y fit construire deux maisons qu'elle transforma en petit monastère.

Alexandre Dumas nomme l'endroit Bel-Esbat dans son livre Les Quarante-Cinq.

Les Hospitalières de Notre-Dame [modifier]

Thomas Morant, baron du Mesnil-Garnier, conseiller au Grand Conseil du Roi, acquiert la propriété en 1611, puis la revend en 1636 aux Hospitalières de la Charité Notre-Dame de l'ordre de Saint-Augustin, qui y installent en 1639 une succursale pour femmes ayant essuyé quelque revers de fortune. Françoise d'Aubigné, veuve Scarron, marquise de Maintenon, s'y retire avec sa servante en 1660, sa pension étant prise en charge par la reine-mère, Anne d'Autriche. L'établissement hospitalier comportera 80 religieuses et 17 lits en 1690, année où elles deviendront les « Filles de Saint-Joseph », se séparant ainsi de leurs consœurs de la Place Royale.

Le domaine des religieuses n'occupait pas moins de 50 arpents. Les bâtiments étaient entourés de jardins cultivés, avec, entre autres, des vignes et une orangerie. Un petit cimetière était situé sur l'actuelle rue Léon-Frot.

À la suite de l'incendie de l'Hôtel-Dieu en 1772, point de départ d'une longue série de mesures, Lavoisier est chargé d'examiner les projets relatifs à la création de quatre nouveaux hôpitaux parisiens. Il propose, en 1787, la "maison de la Roquette" comme hôpital pouvant desservir les paroisses de Saint-Paul et Sainte-Marguerite, arguant de ce que l'établissement est déjà un hôpital et que les religieuses sont dévouées au service des malades. Mais la révolution lui accordera une toute autre destination, car en l'an III, l'administration des Hospices en fait une filature, les religieuses ayant dû abandonner le domaine en 1790.

Le prolongement et les prisons [modifier]

La rue de la Roquette commence à la porte Saint-Antoine et vient jusqu'aux portes du couvent, sur une petit place intitulée "Basse-cour", la rue transversale se dénommant rue des Murs-de-la-Roquette. Le démantèlement, au début du XIXe siècle, des anciens bâtiments conventuels, permet le raccordement de la rue Saint-André, qui part alors de l'arrière du couvent pour rejoindre, en tournant vers le sud, la rue de Charonne.

En 1830, l'architecte Hippolyte Lebas construit une prison pour jeunes détenus sur la partie nord de la rue. 6 ans plus tard est inaugurée juste en face une seconde prison, nommée « Dépôt de condamnés », qui recevra surtout les futurs bagnards et les condamnés à mort. 69 personnes seront guillotinées devant la porte de la « Grande Roquette ». Cette dernière sera fermée et détruite en 1900. La Petite Roquette, elle, deviendra une prison pour femmes en 1920 jusqu'à sa fermeture en 1974.
L'effectif de la Compagnie Royale des Chevaliers de l'Arbalète et de l'Arquebuse de la ville de Paris, créée à l'initiative de Saint-Louis, est fixé à 200 par le futur Charles V en 1359. Les francs-archers menaient alors leur entraînement le dimanche, à l'intérieur de l'enceinte de Philippe Auguste, tout près du rempart, d'abord entre les rues Saint-Denis et Mauconseil, puis entre la porte Saint-Antoine et la porte du Temple. Mais au fil du temps et de l'agrandissement de leur corps, les exercices durent prendre place à l'extérieur de la porte Saint-Antoine. Par une concession accordée en 1673, ils abandonnèrent le site pour laisser place au nouveau boulevard et s'installèrent jusqu'à la Révolution à l'angle de la rue de la Roquette.
La mairie du onzième [modifier]

De 1860 à 1865, la mairie occupait l'emplacement du no 65 de la rue de la Roquette. Elle fut ensuite transférée sur l'actuelle place Léon-Blum (place Voltaire avant 1957), entre l'avenue Parmentier et le boulevard Voltaire. La construction de cette mairie commença en 1862 sous la direction de Gancel, sur les directives de l'architecte Bailly, qui, chargé par Haussmann de créer une mairie idéale, avait mis ses idées en pratique dans le IVe arrondissement. La façade de l'édifice, composé d'un rez-de-chaussée et de deux étages, est ornée de sculptures réalisées par Henri-Charles Maniglier représentant la justice, le mariage et l'étude. Au-dessus de la corniche se trouvent deux statues d'enfants réalisées par le même sculpteur et entourant le blason de Paris, lui-même surmonté d'une horloge. Dans la salle des fêtes occupant la partie arrière du bâtiment est présenté un décor de Victor Prouvé, de l'école de Nancy, peint en 1907 et intitulé « Séjour de paix et de joie ».

Durant la Commune de 1871, le Conseil de Paris dut fuir l'hôtel de ville en flammes et s'installa provisoirement dans la mairie du XIe arrondissement à la fin du mois de mai 1871.
Au début de la rue de la Roquette, le passage du Cheval-Blanc était, au XVIIe siècle, un entrepôt de bois. Aujourd'hui patrimoine protégé, il comprend encore des cours portant des noms de mois.

Au 76 de la rue se trouve le théâtre de la Bastille, une importante salle parisienne dédiée à la création contemporaine de théâtre et de danse.

الاثنين، 18 أغسطس 2008

Palais du Caire


Le Palais de Mosafer Khana, dans le quartier de Gamaleyya, au Caire, dans lequel est né Isma'il ; construit dans le style ottoman de 1779 à 1788, il a malheureusement été détruit par un incendie en 1998.

الاثنين، 21 يوليو 2008

HISTORY OF EGYPT






HISTORY OF EGYPT

CHALDEA, SYRIA, BABYLONIA, AND ASSYRIA


By G. MASPERO,

Honorable Doctor of Civil Laws, and Fellow of Queen's College,
Oxford; Member of the Institute and Professor at the College of France



Edited by A. H. SAYCE,
Professor of Assyriology, Oxford

Translated by M. L. McCLURE,
Member of the Committee of the Egypt Exploration Fund



CONTAINING OVER TWELVE HUNDRED COLORED PLATES AND ILLUSTRATIONS



Volume IV, Part C.



LONDON
THE GROLIER SOCIETY
PUBLISHERS


THE EIGHTEENTH THEBAN DYNASTY
THÛTMOSIS I. AND HIS ARMY—HÂTSHOPSITÛ AND THÛTMOSIS III.

Thutmosis I.'s campaign in Syria—The organisation of the Egyptian army: the infantry of the line, the archers, the horses, and the charioteers—The classification of the troops according to their arms—Marching and encampment in the enemy's country: battle array—Chariot-charges—The enumeration and distribution of the spoil—The vice-royalty of Rush and the adoption of Egyptian customs by the Ethiopian tribes.

The first successors of Thutmosis I.: Ahmasi and Hatshopsitit, Thûtmosis II—The temple of Deîr el-Bahari and the buildings of Karnah—The Ladders of Incense—The expedition to Pûanît: bartering with the natives, the return of the fleet.

Thûtmosis III.: his departure for Asia, the battle of Megiddo and the subjection of Southern Syria—The year 23 to the year 28 of his reign—Conquest of Lotanû and of Mitânni—The campaign of the 33rd year of the king's reign.


Contents


CHAPTER III—THE EIGHTEENTH THEBAN DYNASTY

List of Illustrations

Spines

Cover

Frontispiece

Titlepage

303.jpg Page Image

305.jpg Page Image

311.jpg a Platoon (troop) of Egyptian Spearmen at DeÎr El-baharÎ

313.jpg a Platoon of Egyptian Archers at DeÎr El-baharÎ

314.jpg the Egyptian Chariot Preserved in The Florence Museum

315.jpg the King Charging on his Chariot

318.jpg an Egyptian Learning to Ride, from a Bas-relief In the Bologna Museum

319.jpg the War-dance of The Timihu at DeÎr El-baharÎ

321.jpg a Column of Troops on the March, Chariots And Infantry

322.jpg an Egyptian Fortified Camp, Forced by the Enemy

322b.jpg Two Companies on the March

325.jpg Scenes from Military Life in an Egyptian Camp

327.jpg Encounter Between Egyptian and Asiatic Chariots

328.jpg Ramses II.

330.jpg Counting of the Hands

336.jpg a City of Modern Nubia—the Ancient Dongola

338.jpg Arrival of an Ethiopian Queen Bringing Tribute To The Viceroy of KÛsii

339.jpg Typical Galla Woman

341.jpg Gold Epergne Representing Scenes from Ethiopian Life

344.jpg Portrait of the Queen Âhmasi

345.jpg Queen MÛtnofrÎt in the GÎzeh Museum

346.jpg Queen HÂtshopsÎtÛ in Male Costume

347.jpg Bust of Queen HÂtshopsÎtÛ

348.jpg Painting on the Tomb of The Kings

350.jpg the Amphitheatre at DeÎr El-baharÎ, As It Appeared Bepoee Naville's Excavations

351.jpg the Northern Collonade

353.jpg Head of the Mummy Of ThÛtmosis I.

354.jpg Head of the Mummy Of ThÛtmosis Ii.

356.jpg the Coffin of Thûtmosis I.

356b Avenue of Rams and Pylon at Karnak

356b-text

357.jpg the Statue of SanmÛt

358.jpg Page Image

361.jpg an Inhabitant of the Land Of PÛanÎt

363.jpg a Village on the Bank of The River, With Ladders Of Incense

365.jpg Prince ParihÛ and the Princess of PuanÎt

366.jpg the Embarkation of The Incense Sycomores On Board the Egyptian Fleet

369.jpg Some of the Incense Trees Brought from PÛanÎt To DeÎr El-baiiakÎ

372.jpg Thutmosis Iii., from his Statue in the Turin Museum

378.jpg an Egyptian Encampment Before a Besieged Town

380.jpg Some of the Plants and Animals Brought Back From PuanÎt

381.jpg Part of the Triumphal Lists Of Thutmosis Iii.

384.jpg Some of the Objects Carried in Tribute to The Syrians



La tranquille rue Champolion au centre du Caire. Le volet ouvert que l'on voit au premier plan en traduit la sérénité tranquille.





























Jean-François CHAMPOLLION

Archéologue, égyptologue et Scientifique (Francais)
Né le 23 décembre 1790
Décédé le 04 mars 1832 à l'âge de 41 ans

Jean-François Champollion dit Champollion le Jeune (né le 23 décembre 1790 à Figeac, dans le Lot et mort le 4 mars 1832 à Paris) est un égyptologue français. Déchiffreur des hiéroglyphes, il est considéré comme le père de l'égyptologie. Élève hors du commun, il est capable de parler le latin à l'âge de neuf ans, l'hébreu à treize ans et l'arabe à quatorze ans. Il étudie à Figeac, puis à Grenoble. Dès le lycée, il se passionne pour l'étude des hiéroglyphes égyptiens et grâce à son frère Champollion-Figeac, il réussit à se procurer une copie des inscriptions de la pierre de Rosette, qui ont la caractéristique d'être écrites en hiéroglyphes et en grec (également en démotique). Comprenant que le déchiffrement de cette langue oubliée depuis des siècles passe par l'étude des langues voisines, il monte à Paris en 1808 pour étudier, entre autres, le copte et l'éthiopien. À cette époque, il écrit à son frère : « Je me livre entièrement au copte. Je veux savoir l'égyptien comme mon français parce que sur cette langue sera basé mon grand travail sur les papyrus égyptiens. »

Le déchiffrement des hiéroglyphes est un travail de longue haleine : débuté avant 1807, il découvre en 1808 le principe de ligatures (regroupement) des signes. Il postule alors, sur des analogies avec l'un des dialectes coptes, l'absence de voyelles dans l'écriture égyptienne. En 1810, il émet l'idée que les signes peuvent être idéogrammes (exprimant une idée) ou phonogramme (exprimant un son). En 1812, il établit une chronologie des écritures, les cursives étant une versionsimplifiée et postérieure aux hiéroglyphes.

En 1816, il est exilé à Figeac, en raison de ses opinions bonapartistes et doit interrompre ses recherches. Il y développe avec son frère un système d'enseignement primaire basé sur le monitorat. Il revient à Grenoble en 1817 et se marie avec Rosine Blanc.

Devenu professeur-adjoint d'histoire, il poursuit l'étude des hiéroglyphes. En 1819 il est persuadé, après l'observation des papyrus du livre des morts que le hiératique est une simplification des hiéroglyphes. À partir de 1821, il déchiffre les premiers cartouches royaux dont celui de Ptolémée V sur la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre sur la base d'un obélisque et sur un papyrus bilingue. Le 27 septembre 1822, il écrit la Lettre à M. Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques dans laquelle il fait part de sa découverte d'un système de déchiffrement des hiéroglyphes.

« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. »

Il faudra encore deux ans à Champollion pour publier son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens et ouvrir les portes de l'égyptologie scientifique. Ses découvertes suscitent cependant controverses et critiques de la part de ses contemporains, notamment de son ancien maître Silvestre de Sacy.

Il est nommé en 1826, conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. Il convainc le roi Louis XVIII d'acheter la collection du consul anglais en Égypte, Mr Salt, puis fait d'autres acquisitions majeures dont la plus célèbre est celui de l'obélisque de Louxor qui est couché en 1831 et dressé à Paris, place de la Concorde en décembre 1833.

De 1828 à 1830, il réalise enfin son rêve : il part pour une mission scientifique en Égypte et y recueille de nombreuses données et objets. De retour à Paris, il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1830 et obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France. Il y donne sa leçon inaugurale en 1831. Épuisé par ses travaux il meurt à Paris le 4 mars 1832 à l'âge de 41 ans et est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Source : fr.wikipedia.org/.../wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Champollion

الأحد، 15 يونيو 2008

Le Caire, une ville macrocéphale

Dans les Pays en développement, l’urbanisation des populations continue à un rythme soutenu (véritable explosion urbaine), on y trouve de plus en plus de mégapoles qui offrent des paysages spécifiques et qui rencontrent des problèmes de gestion de l’environnement.


La ville charme par la variété de ses identités. L’identité du Caire se lit dans la mosaïque des quartiers qui la composent, différents dans leur urbanisme, leurs rôles économiques et culturel et le niveaux de vie de leurs habitants.

C’est une ville fascinante, en fusion permanente qui offre toutes les caractéristiques des villes du tiers monde.

Une croissance incontrôlée

Sur les 72 millions d’habitants que compte l’Egypte, entre 15 et 17 millions vivent dans cette gigantesque mégapole de 2900 km² qui s’étend désormais sur plus de 65 km du Nord au Sud, et 35 km d’Est en Ouest. La ville concentre l’essentiel des activités : 40% des emplois industriels, 60% des emplois du tertiaire, la moitié des étudiants égyptiens. Le Grand Caire (zones bâties sans discontinuité) englobe les villes nouvelles construites dans les périphéries (Sadate City, Six-Octobre, Badr ..) mais aussi un habitat spontané gagné sur les terres agricoles. Cependant, le taux d’accroissement annuel de la population est aujourd’hui retombé à environ 2%.

Evolution de la population du Caire

Situé sur la tête du delta du Nil, le Caire est, avec une douzaine de millions d’habitants, la première agglomération du continent africain et du monde arabe. Peuplée de 3 300 000 habitants en 1960, la capitale égyptienne, entraînée par une croissance de 4 % par an, est aujourd’hui confrontée au défi que représentent chaque année 500 000 citadins supplémentaires. Les quartiers centraux étant saturés, l’espace urbanisé s’étend dans toutes les directions, principalement dans l’axe de la vallée du Nil. Les espaces d’occupation spontanée alternent avec les lotissements planifiés et les formes d’habitat reflètent les contrastes sociaux. [... ] Les plans directeurs successifs ont tenté de décongestionner le centre du Caire en créant des villes satellites desservies par des autoroutes et un métro. [... ] L’impression d’être toujours au centre d’une marée humaine exprime une réalité, celle du formidable entassement de population dans la capitale égyptienne.

(R. Pourtier, Villes africaines, Documentation Photographique. La Documentation française, n° 8009, 1999.)

Il existe à l’heure actuelle trois secteurs géographiques

Le centre, sur la rive droite du Nil qui se compose de quartiers différents : le quartier des affaires abritant les bureaux de l’administration, des sièges sociaux des grandes entreprises, les banques, les commerces et les hôtels de luxe. Plus au sud, le Vieux Caire, offre un paysage totalement différent : les maisons traditionnelles sont séparées par des ruelles étroites et les souks sont très fréquentés.

Les extensions urbaines concernent la rive droite avec le célèbre quartier d’Héliopolis et la rive gauche (quartiers de Doqqî ou de Gîza). Cinq millions d’habitants vivent dans ces zones urbaines où le rythme de croissance est rapide. Ce sont les quartiers peuplés par les populations les plus aisées.

Les territoires périphériques autrefois espaces agricoles ou désertiques accueillent aujourd’hui plus de 3 millions d’habitants. Le Caire s’étend à l’heure actuelle jusqu’au site de Gizeh au pied des pyramides.